L'oisiveté est le début de tous les vices, le couronnement de toutes les vertus.

À lire aussi de Franz Kafka

On a tort de sourire du héros qui gît en scène, blessé à mort, et qui chante un air, au théâtre. Nous passons des années à chanter en gisant.
La vraie voie passe sur une corde tendue, non dans l'espace, mais à ras du sol. Elle semble plutôt destinée à faire trébucher qu'à être parcourue.
Le vrai chemin passe par-dessus une corde qui n'est pas tendue en hauteur, mais presque au ras du sol. Elle semble plus faite pour faire trébucher que pour être franchie.
L'homme est un immense marécage. Quand l'enthousiasme le prend, c'est, pour le tableau d'ensemble, comme si dans un coin quelconque de ce marais une petite grenouille faisait plouf dans l'eau verte.
Celui qui, vivant, ne vient pas à bout de la vie, a besoin d'une main pour écarter un peu le désespoir que lui cause son destin.
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Dans la même œuvre

Quand une fois on a accueilli le Mal chez soi, il ne demande plus qu'on lui fasse confiance.
Celui qui se suicide est le prisonnier qui, voyant que l'on dresse un gibet dans la cour, croit que c'est à lui qu'on le destine, s'évade la nuit de sa cellule, descend dans la cour et se pend lui-même.
Nous avons été chassés du Paradis, mais le Paradis n'a pas été détruit pour cela. Cette expulsion en quelque sorte est une chance, car si nous n'en avions pas été chassés, le Paradis aurait dû être détruit.
La vraie voie passe sur une corde tendue, non dans l'espace, mais à ras du sol. Elle semble plutôt destinée à faire trébucher qu'à être parcourue.
L'instant décisif de l'évolution humaine dure toujours. C'est pourquoi les mouvements spirituels et révolutionnaires, qui déclarent nul tout ce qui fut jadis, le font à juste titre, car rien encore ne s'est produit.